04 octobre 2007

You make me fucking sick.

C'est avec une joie immense que je vous annonce l'arrivée triomphante (et prématurée) de l'AZERTY !!!
Mymy a eut la bonne idée de récuperer son clavier usb et ta-freaking-da, voila les accents. Alors certes, j'ai perdu l'habitude et je sais plus où les placer, certes j'écris à 0.255 à l'heure mais merde quoi, DES ACCENTS !!! Alors pour fêter ça je vais faire ramer vos jolies becanes avec un post illustré \o/.

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Et là normalement, tout le monde m'aime. Ou alors j'ai pas très bien compris le fonctionnement de la vie. Whatev'.

Bref, j'commence à sentir une boule dans l'estomac qui annonce un discours orienté vers le "ma vie pue la merde". Ma tante est en taule. Mon chat est mort. On se fait jeter de partout pour les apparts. J'trouve pas de taff. J'ai AUCUNE idée de ce que je veux foutre de ma vie, alors que tout le monde autour de moi semble en avoir une idée précise (balèzes hein). J'suis pas foutue de pondre des textes satisfaisants, alors j'pedale joyeusement dans le couscous. Mon père est toujours persuadé que je vais reprendre le théâtre. J'ai décidé d'abandonner pour de bonnes raisons. Je ne dis pas pour autant que c'est definitif mais pour le moment il est hors de question que je remette les pieds sur scène parce que ça me fait trop mal. Quant à mon projet de suivre des etudes de lettres l'année prochaine, c'est juste histoire de faire des etudes. C'est le seul sujet qui pourrait eventuellement m'interesser. Eventuellement. Mon avenir professionnel je ne l'envisage même pas. Rien ne me tente. Rien du tout.

Et puis je ne supporte plus que l'on me pousse dans tous les sens, soi disant par amour, soi disant pour me "motiver". Ca me donne plus envie de me foutre trois mètres de terre sur la gueule qu'autre chose. Ah ouais et la solitude aussi commence serieusement à peser trop lourd. Heureusement que Mymy est là, mais il a ses propres problèmes aussi. Je ne peux pas me permettre de me laisser tomber en arrière sous pretexte qu'il sera là pour me rattraper. Il a autre chose à foutre, et puis ça n'arrangera pas mes problèmes. Je m'étais fait la promesse de ne pas parler de mon besoin d'affection, mais rien à branler. Ma dernière relation a duré un jour, parce que ça ne me convenait pas. La précedente remonte a plus d'un an, et n'avait duré qu'une semaine, pour les même raisons. Et comme je sors très peu, mes chances de rencontrer quelqu'un sont minces. Et de toutes façons je ne suis jamais satisfaite. Et il y a déjà quelqu'un dans ma tête, ça fait cinq ans maintenant. Et puis bon bref, voila. Ca saoule.

Et cette sale impression ne me quitte pas. Ca empire. Cette voix grinçante qui me répète que de toutes façons j'ai déjà fait trop d'erreurs. Que c'est foutu pour le reste. Je me suis trop cassé la gueule, et mes chances de réussir un jour sont anéanties. Ouais rien que ça. Ya des jours où j'ai presque envie de croire les connards qui m'assurent que j'ai fait la plus grosse connerie de ma vie en quittant le lycée, croyant que je pourrais quand même réussir par mes propres moyens. Si j'avais passé mon bac, peut-être que j'aurais plus de possibilités. Ouais, mais à quoi ça aurait servi puisque de toutes façons rien ne m'interesse. Ni ce qui est à ma portée, ni ce que je ne pourrais jamais effleurer. Alors au final, ça change rien.

J'peux pas m'empêcher de penser à mon avenir, malgré tout ça, et ça me fout une trouille pas possible. J'ai pas peur de l'echec, j'y suis habituée. C'est la douleur qui m'inquiète. Et toutes les repercussions sympas qui viennent dans ces moment là. Et après, j'suis sensée faire quoi ? Admettons que je foire tout, que je sois pas capable de "gagner ma vie", que je n'atteigne absolument aucun de mes objectifs. Admettons que j'en arrive là. J'ferais quoi hein ? Pour ne pas avoir à devoir répondre à cette question un jour, va bien falloir que je continue. Que j'essaye, encore, encore, toujours. Vingt ans et déjà lassée de reessayer sans arrêt. Sans cesse tout reprendre à zéro, pour me vautrer encore. J'dis n'importe quoi, j'sais plus écrire, pi j'me remets à radoter. Parce que ma vie tourne en rond, j'ai plus rien à dire. J'passe mon temps à essayer de trouver de nouveaux mots, pour les même situations.

A Londres, j'ai cru un instant avoir grandis, avoir évolué. Depuis mon retour ici j'y crois plus une seconde. J'en suis toujours au même stade. Inutile de se demander pourquoi ma mère me traite toujours comme ça. Parce que j'agis toujours comme une gamine. J'sais pas si c'est le fait de vivre à nouveau avec elle ou si c'est parce que rien n'a jamais changé. Quoiqu'il en soit, ça m'aide pas de me sentir sous-estimée chaque putain de seconde que je passe avec elle. J'agis peut-être comme une attardée parce que je sais ce qui se passe quand on parle serieusement. Trop habituée à me voir glander comme une merde, elle réagit par automatisme sans même se demander si, par hasard, je n'aurais pas fait quelque chose de différent aujourd'hui. Avant même de me demander ce que j'ai fait, elle me reproche de n'avoir rien fait. Allo maman bobo, ça marche plus, le bureau des plaintes a definitivement fermé ses portes. A l'heure où j'aimerais le plus retrouver non pas une mère, mais bel et bien une Maman. Des encouragements plutôt que des coups dans la gueule. Metaphoriquement parlant, bien sûr. Ma mère n'est pas un monstre, elle manque seulement de delicatesse dans ses propos, parfois. Pourtant je l'aime et j'aimerais ne pas avoir à la detester, même quand ça ne dure que quelques secondes. Ce n'est d'ailleurs pas elle que je deteste dans ces moments là, mais son manque de tact et de comprehension. C'est pas comme si je ne lui avais jamais dis ce qui déconnait, j'fais que ça. Les parents ont tendance à developper une certaine forme de surdité lorsque leurs gosses commencent à leur reprocher des choses.

J'voudrais que les gens ferment leurs gueules et ouvrent graaaaand leurs oreilles, le temps pour moi de leur expliquer deux trois trucs à mon sujet. Des choses qu'ils ignorent parce qu'ils ne veulent rien savoir. Ne compte à leurs yeux que leur propre vision des choses, et peu importe si ça colle pas, ça fait joli dans leur monde. J'voudrais que ceux qui disent eux même être mes "amis", voire même attention, "tenir à moi", m'écoutent. Attentivement. Et ils verront que je ne suis ABSOLUMENT PAS celle qu'ils croient, qu'ils veulent, que je soit. Je fais partie de ceux qui sont toujours là pour les autres, mais qui ont rarement quelqu'un sur qui compter en cas de coup dur. Je ne blame pas la terre entière, j'ai ma part de responsabilité, parce qu'un jour j'ai choisis de fermer ma gueule. Et les gens s'y sont habitués. Ils ont prit l'habitude de ne pas s'inquieter, et ignorent desormais royalement mes signaux d'appel. Alors bon, tant pis hein, j'continue seule. Et puis Mymy n'est pas loin. Et je n'ai pas finis de rencontrer des gens. Qui sait sur qui je vais tomber.

Allez j'vais aller pleurer dans un coin et me scarifier avec une enveloppe. Nan ça en revanche c'est faux. J'aime pas me plaindre comme ça, mais fallait que ça (res)sorte. J'me sens toujours con quand je déprime, j'ai toujours honte d'avoir mal. Et surtout, d'être incapable de sublimer. De canaliser toutes ces emotions pour en faire un truc sympa. Utiliser ça de manière intelligente. Nan, à la place j'en fais un super post pour mon blog han la la. Ouais nan j'assume pas non plus totalement le fait d'avoir un blog, et alors ?

J'vais essayer d'écrire mais j'crois que j'vais finir avec les touches du clavier incrustée dans le front à force de me taper la tête dessus.

Heureusement, ya lui dans mes oreilles. Jim

(J'avais parlé d'un post illustré hein ? Bon. Bah voila.)


Posté par Baronessvondork à 03:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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