23 octobre 2007

I'm living in a lie that can't be unweaved.

Toujours rien.
Nulle part.
Ce Rien constant.

Je n'ai d'émotions que dans mes rêves. La nuit dernière, j'ai pleuré dans mon sommeil, et j'ai ressenti une douleur insupportable à la poitrine. Un énorme poids, celui de la douleur. C'est con. C'est cucul ouais je sais. Mais putain ça m'a fait mal. Et quand je suis éveillée, c'est neutre. J'me marre plus autant, j'ressens pas grand chose. Je vis la nuit parce que mon cycle de sommeil est complètement dereglé. Ca m'gonfle. J'aimerais pouvoir le faire sans me sentir coupable. De nuit on ne peut rien faire d'officiellement constructif. De nuit, on cherche pas d'appart, ni de boulot. On écrit, certes, et on cogite pas mal, mais ça c'est rien aux yeux des autres. Ca, pour eux, ça compte pas. Alors j'avance pas. Et les fantômes resurgissent, comme toujours dans ces moments là.

Eux.

Plus je passe de temps seule, moins je le suis. Alors j'oublie mes autres objectifs, puisqu'ils sont là. Alors je n'ai besoin de rien d'autre. J'ai besoin de parler à la seule personne """réèlle""" qui me comprenne encore un minimum et qui soit capable de m'aider. Mon père. Dans toute son étrangeté je ne vois qu'une présence rassurante. Il est mon Maître à Penser. Parce que je m'éloigne de ma mère. Je l'aime toujours mais je lui échappe complètement. Elle ne me comprend plus et le fait que je ressemble de plus en plus à mon père la trouble. Je peux le comprendre. J'essaye pourtant de l'éclairer régulièrement mais je crois qu'elle se ferme volontairement, pour éviter de souffrir de cette nouvelle réalité.

Je ne me raccroche qu'à une chose, mon projet. La création de cette compagnie d'artistes. Premier meeting officiel prévu le week-end prochain, avec deux nouveaux membres potentiels. Nous allons leur exposer notre projet sous toutes les coutures, parler de ce qu'on ne dit pas en premier lieu. De ce qu'on fera dans l'ombre. Et nous verrons ensuite si ils sont capables de tenir le rythme.

Mais en dehors de ça, je suis une larve. J'arrive pas à évoluer. Le monde du travail, la paperasse, les recherches d'apparts, j'y arrive pas. Ca me répugne et je ne m'adapte pas. Il va pourtant bien falloir s'y mettre, si je veux pouvoir prétendre à un minimum d'indépendance, au moins financière. Ouais, voila à l'aide de quoi je me remotive, la thune. C'est temporaire, c'est ce que je me répète. Un petit boulot en attendant, en attendant de trouver mieux, de faire mieux, ou pire. Je trouverais bien une combine tôt ou tard, je sais vers qui me tourner pour éviter la routine, le bétail.

Je n'en peux plus de me sentir surveillée. Epiée. Il faut que je dégage d'ici, que je me trouve ma tanière. De là, je pourrais mener ma vie comme bon me semblera, même si ce ne sera pas chose facile.

J'ai encore tant à apprendre. Mais je ne dois pas trop en dire. C'est bien ça mon problème, je parle trop. J'apprendrais aussi à me taire. Quand ça deviendra une necéssité.

Putain.

Posté par Baronessvondork à 03:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur I'm living in a lie that can't be unweaved.

    Roh l'autre elle fait genre mais elle poste pas plus que moi hein.
    Quand au fait que tu aies un linker pour ta DS je trouve ça absolument honteux. J'en ai aussi un, soit, mais hein.

    Posté par Dame G., 13 novembre 2007 à 19:04 | | Répondre
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