02 janvier 2008

I'm just a bunch of stories cumulated year after year.

J'me suis endormie, bouteille à la main, et j'étais ivre au réveil. J'ai adoré ouvrir les yeux et ne rien voir, bouger, et ne rien sentir. Pilote automatique, j'ai tout fait à l'aveuglette. Il me suffit de fermer les yeux pour sentir le monde bouger autour de moi. Ou l'inverse. Une belle façon de commencer 2008, boire, fumer, fumer, boire. Je suis simplement heureuse de pouvoir le faire à nouveau, celebrons les victoires, quand elles se font rares. Pour certains une deception, pour d'autre, un rappel inesperé. Je sens les veines qui pompent et je me sens vivre. Je n'ai plus peur de l'excès. Entre euphorie et auto-destruction, je finirai par trouver ce que je cherche.

Je pense aux possiblités et j'en ai des vertiges. Le coeur lourd et l'esprit leger, je nage entre deux eaux et j'hesite beaucoup trop. Une histoire de potentiel gâché me ramène à la réalité, le temps de. Ou de ne pas.

Et je me souviens maintenant avoir vu ses yeux, perchés au plafond, je me souviens lui avoir parlé et j'ai entendu ses réponses. Eh docteur, vendredi matin, j'en aurais des choses à dire. Je ne sais pas si j'y arriverai. Mais je pars confiante, je préfère ça à la gangrène. J'ai simplement peur de ne pouvoir répondre que par des "Je le savais déjà". Je me surestime surement. Laissons faire.

Première personne du pluriel, ou la naissance du doute. Les peurs primaires qui reviennent, mais je ne me laisserais pas faire, pas cette fois. Je ne me laisserais pas tout gâcher, pas encore. Cette fois je m'accroche, de loin. Paisiblement, je laisse faire, encore. Malgré tout je reste sereine parce que j'ai l'impression que cette fois, que pour une fois, c'est différent. Je sors des schémas habituels pour atterrir dans un autre monde. Et je ne chercherai même pas à comprendre. Cette fois, pas de vivisection.

Tout est encore décousu, je crois que je m'en fous. 

Je viens seulement de le réaliser, il y a à peine quelques secondes, mais je crois que je suis prête à vivre tout ce que j'ai rêvé jusqu'ici. Je crois que je suis prête à grandir, et à l'accepter. Toutes ces images, ces visions qui m'ont empêchée de dormir, je suis prête à les vivre maintenant.

Appelons ça un Départ. Ni nouveau, ni autre, un Départ, simplement.

Posté par Baronessvondork à 09:24 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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