28 novembre 2007
Emancipate yourselves from mental slavery.
C'est par l'allée. Le long du jardin. On frôle la cloture et bizarrement on se sent bien. Ce n'est pas loin. On s'y sent bien. Bien. Comme dans...comme dans un rêve, un bon rêve, comme ceux du matin. Et la rosée, nous sommes une fleur. Elle s'y dépose, nous arrose et nous soulage. Le temps. Il ne dépend que de nous. Je me pend aux aiguilles de l'horloge. Je me balance et tant pis si la corde se romp. Il n'en faut pas plus. Passer d'un côté, de l'autre, peu importe, il faut bouger. Ce n'est qu'une histoire de chiffres. On laisse le vent décider. On oublie son corps, on se laisse porter. Et puis, on atterri si on veut. C'est un choix. On ne nous force à rien, en profondeur. Les contraintes sont discrètes, mais malgré ça on ne voit qu'elles. On boit les ordres, on se laisse dicter notre conduite, parce que c'est rassurant. Prendre des décisions, c'est bien trop effrayant. Alors on écoute, on boit les paroles du Maître,on se soumet. Il sait mieux que nous ce qui est bon. Il le sait, parce qu'il est le Maître. C'est comme ça.
Alors laissons nous porter.
Tu parles, il nous balade. Il joue, il rit de nous voir si dociles. C'est trop facile. Mais il doit bien continuer, parce que sinon, sinon il disparait. Sans ses jouets, il n'existe pas. Alors, qui commande vraiment ? Sommes nous aussi stupides, pour laisser notre oeuvre nous diriger ? Laissons faire, suivons, suivons la voix du Maître. Cette voix qui est la nôtre. On n'entend que ce qui nous plait, le reste, ça ne compte pas. Rien ne compte, en dehors de lui. Et nous, on compte sur lui.
Confier sa vie à un mirage.
Je confie mes secrets aux nuages. Au moins, mes pensées voyagent. Je ne me fie qu'à moi même. Je m'écoute, parfois trop. Je ne comprends pas toujours. Mais finalement, mes erreurs ont leurs avantages.
Je tente le tout pour le tout. La roulette russe, dans un paysage décalé. Un endroit sombre, une cave voilée. Il me semble entendre des rires, des voix, de l'autre côté. Prendre la bonne décision. Là où les routes s'étiolent, là où les routes ont des allures de tentacules, il faut choisir la bonne. Aussi effrayante soit-elle, il faut choisir. Tout est une question de choix. Une décision en amène une autre, ce n'est jamais fini.
Laissons les gens se pendre aux lèvres d'un fantôme. Ca fera plus de place pour nous. L'espace vide, je cherche ma place. Bien orientée, ensoleillée. Donnez moi de l'ombre, rafraichissez moi, réchauffez moi, ramenez moi par là. Nomade. Ne pas se fixer. Ne pas s'attacher. Les liens me lacèrent les chevilles, noient mes poignets. Laissez moi sortir, laissez moi bouger. Je ne vous appartient pas, l'espace est à moi. Un parfum de liberté, une idée, un rêve qui prend forme. Il le fallait. Il fallait tenter, trébucher, tomber. Je ne veux pas d'un parcours sans tâches. J'aime les ratures, les esquisses, les ébauches. J'aime réessayer. Je ne me contenterais pas d'une vie. Et tant pis si je troue mes habits, tant pis si il m'arrive de puer l'échec.
Dans ma crypte, je dessine les plans. Je m'envole, et pour de bon. Ils sont tous occupés à ramper, le ciel est dégagé, la voie est libre. Je déploie mes ailes, et tant pis si elles sont trouées, je plane, c'est déjà ça.
Ecartez vous, j'ai ma place ici. Ecartez vous, j'ai des choses à dire.
23 novembre 2007
Every morning I brush my teeth and sharpen my tongue.
Eh non vous ne rêvez pas, je suis encore là.
Mais comme en ce moment on vit les même trucs en boucle j'vois pas trop l'interêt de radoter. On a encore visité des apparts évidemment et on est toujours en attente de réponses.
Sinon aujourd'hui c'est l'anniversaire de Mymy qui a lui aussi passé le cap des 20 ans et je n'aurais qu'une chose à dire :
HAHAHA PWNED !
Mais tu verras c'est bien quand même. Et puis ce week end on fait la fête w00t ! Ca doit bien faire un demi siècle qu'on est pas sortis alors on rattrape le temps perdu. Ce soir, soirée AZN en VIP en plus, attatian ça rigole plus. Et puis demain on va passer la soirée chez le grand frère de Mymy, depuis le temps que j'en entend parler, il est plus que temps que je le rencontre hinhin. Et puis dimanche je vois ma chèèèère Melhooligan pour notre petit rituel caramel macchiato-plaintes en tout genre-remontage de moral mutuel. En dehors de ça, je signe mon contrat la semaine prochaine et je commence le 10 décembre. Apparemment je devrais être ravie puisque tout le monde semble l'être autour de moi mais en fait non. Parce que bon, c'est un job quoi, ça va pas me payer une villa aux bahamas et c'est pas non plus une vocation. C'est "en attendant". Mais en attendant quoi alors ça, aucune idée. Mais au moins, j'gagnerais un peu de thune et j'ferais autre chose de mes journées que larver comme une pute devant mon PC. C'est la fin de ma No-Life. Triste. Maaaais c'est pour la bonne cause (je crois).
Voila voila, un dernier petit truc spécial anniversaire pour mon cher petit Jemymy Triquette.
16 novembre 2007
And this, my friend, is what we call a come back.
TADAAAA !
Eh oui je suis enfin de retour, bien que je n'ai pas laissé derrière moi une foule en folie pendue à mes lèvres, laissez moi kiffer. Je suis toute seule, abandonnée et délaissée parce que Mymy est parti chez ses parents. Mais le point positif de l'histoire c'est que j'ai enfin trouvé comment bien éclairer cette foutue chambre qui ressemble plus à une grotte. Bon ok, j'ai trouvé la solution en me cognant la tête contre ma bibliothèque, mais on va pas chipoter. En fait le choc entre ma tête et les étagères à provoqué une secousse qui a entraîné la chute de la lampe. Et elle s'est parfaitement bloquée dans une position parfaite et maintenant il fait jour.
Mais tout ça, on s'en fout.
J'ai trouvé du boulot.
Hotesse d'accueil.
Dans un cabinet financier.
HAHAHA COMMENT J'VAIS BIEN M'MARRER !
J'commence début Décembre ce qui me laisse moins de deux semaines pour aller faire un piti tour à Londres pour me ressourcer.
Voila, maintenant que j'ai dis que de la merde je vous laisse vous rouler dans votre frustration et réaliser que vous avez perdu un temps précieux à lire ce ramassis de conneries.
A PLUS ALBERT
23 octobre 2007
I'm living in a lie that can't be unweaved.
Toujours rien.
Nulle part.
Ce Rien constant.
Je n'ai d'émotions que dans mes rêves. La nuit dernière, j'ai pleuré dans mon sommeil, et j'ai ressenti une douleur insupportable à la poitrine. Un énorme poids, celui de la douleur. C'est con. C'est cucul ouais je sais. Mais putain ça m'a fait mal. Et quand je suis éveillée, c'est neutre. J'me marre plus autant, j'ressens pas grand chose. Je vis la nuit parce que mon cycle de sommeil est complètement dereglé. Ca m'gonfle. J'aimerais pouvoir le faire sans me sentir coupable. De nuit on ne peut rien faire d'officiellement constructif. De nuit, on cherche pas d'appart, ni de boulot. On écrit, certes, et on cogite pas mal, mais ça c'est rien aux yeux des autres. Ca, pour eux, ça compte pas. Alors j'avance pas. Et les fantômes resurgissent, comme toujours dans ces moments là.
Eux.
Plus je passe de temps seule, moins je le suis. Alors j'oublie mes autres objectifs, puisqu'ils sont là. Alors je n'ai besoin de rien d'autre. J'ai besoin de parler à la seule personne """réèlle""" qui me comprenne encore un minimum et qui soit capable de m'aider. Mon père. Dans toute son étrangeté je ne vois qu'une présence rassurante. Il est mon Maître à Penser. Parce que je m'éloigne de ma mère. Je l'aime toujours mais je lui échappe complètement. Elle ne me comprend plus et le fait que je ressemble de plus en plus à mon père la trouble. Je peux le comprendre. J'essaye pourtant de l'éclairer régulièrement mais je crois qu'elle se ferme volontairement, pour éviter de souffrir de cette nouvelle réalité.
Je ne me raccroche qu'à une chose, mon projet. La création de cette compagnie d'artistes. Premier meeting officiel prévu le week-end prochain, avec deux nouveaux membres potentiels. Nous allons leur exposer notre projet sous toutes les coutures, parler de ce qu'on ne dit pas en premier lieu. De ce qu'on fera dans l'ombre. Et nous verrons ensuite si ils sont capables de tenir le rythme.
Mais en dehors de ça, je suis une larve. J'arrive pas à évoluer. Le monde du travail, la paperasse, les recherches d'apparts, j'y arrive pas. Ca me répugne et je ne m'adapte pas. Il va pourtant bien falloir s'y mettre, si je veux pouvoir prétendre à un minimum d'indépendance, au moins financière. Ouais, voila à l'aide de quoi je me remotive, la thune. C'est temporaire, c'est ce que je me répète. Un petit boulot en attendant, en attendant de trouver mieux, de faire mieux, ou pire. Je trouverais bien une combine tôt ou tard, je sais vers qui me tourner pour éviter la routine, le bétail.
Je n'en peux plus de me sentir surveillée. Epiée. Il faut que je dégage d'ici, que je me trouve ma tanière. De là, je pourrais mener ma vie comme bon me semblera, même si ce ne sera pas chose facile.
J'ai encore tant à apprendre. Mais je ne dois pas trop en dire. C'est bien ça mon problème, je parle trop. J'apprendrais aussi à me taire. Quand ça deviendra une necéssité.
Putain.
16 octobre 2007
Le reflet de l'échec.
Mardi 16 Octobre.
23:24
Après les experts, je tombe sur une émission de merde qui montre que oh la la les jeunes foutent vraiment la merde en France c'est plus possible heureusement les gentils policiers sont là.
Agacée, je zappe.
Arte.
"Deja Vu".
Je lis le résumé, le nom des acteurs et là BAM.
"Raphael Tilliette" ya marqué.
J'étais à Acting International avec lui. J'ai lâché l'affaire, j'galère et on me balance sa réussite à la gueule.
Félicitations mec. J'vais pas lui en vouloir hein, vous méprenez pas. Mais ça fait mal quelque part de se retrouver à nouveau devant sa fenêtre à regarder les gens marcher pendant qu'on rampe.
Ca fait quand même vachement bizarre. D'abord je vois Bertrand en combinaison jaune poussin dans la pub Pages Jaunes, lui aussi rencontré à Acting, et maintenant Raphaël. Yavait déjà une rescapée de la Star Ac' dans le groupe, à croire que j'vais continuer à en croiser à tous les coins de rue.
13 octobre 2007
My tongue will taste of gin & malicious intent.
Je me fais CHIER.
Il se passe rien dans ma vie, j'en branle pas une, je sais pas quoi faire, j'suis motivée pour que dalle, boulot appart' études, ça donne rien du tout, ras l'cul.
Et puis Londres me manque, The World's End me manque. J'ai passé tellement de temps dans ce pub, ça fait un vide maintenant. J'y ai vécu des trucs que j'aurais jamais imaginé vivre un jour et maintenant que ma vie est redevenue aussi passionnante qu'un épisode de Derrick, bah ça fait mal.
~
En attendant je prends mon pied en replongeant dans un passé rénové, amélioré. On a rajouté des options, j'fais tomber quelques barrières et j'prends du bon temps en attendant la relève. Ivre de mauvaises intentions, je m'ouvre aux possibilités. Je prends ce qu'on m'offre, j'en demande un peu plus, je teste mes limites et les siennes et je profite du reste. Ca ne mène à rien mais je ne cherche à aller nulle part. On fait du sur place et on oublie les contraintes. Ne prendre que le meilleur et jeter le reste, j'me marre devant ceux qui s'enchaînent. Parce que j'ai su choisir la route la plus directe et que j'récolte les honneurs.
~
Et sinon, mon projet commence à prendre forme. Je continue à couver, Mymy étant trop occupé pour que je sollicite son aide pour l'instant. J'essaye de me créer un petit carnet d'adresses et de ramasser des conseils et des idées à droite à gauche et j'peux vous dire que c'est bien parti. J'expose mon idée à certaines personnes, toutes bien différentes, pour voir un peu l'effet que ça leur fait et jusqu'à présent je n'ai eu que des réactions positives et très encourageantes. Le projet plait. Il fait, pour l'instant, l'unanimité. On va pas changer le monde, mais on va lui apporter pas mal de choses, si ça fonctionne bien. Je suis en train de créer ma petite troupe, la première brigade. Je recrute un peu partout, des artistes en tout genre et bientôt tout se concretisera.
En attendant, j'glande.
Mais j'ai le cerveau en surchauffe.
08 octobre 2007
I'm tied to this bed but never in any way that I'd like.
"Je partage ma vie avec une ombre de tableau. Une jolie tête de légende, un conte monté sur guibolles. Un jour de panne, mon imagination a tenté de me faire croire à une nouvelle création, alors que ce n'est en réalité qu'une pâle copie. La petite voix dans la tête de tout le monde. Un nom qu'on croise partout, qui se cuisine à toute les sauces et que tout le monde s'approprie. Une image jetée en pâture sur la place publique, où chacun se presse pour avoir sa part. Une bande de sauvages s'acharnant sur une carcasse qui fait peine à voir. Ca ne ressemble à rien d'autre qu'à une infâme bouillie regurgitée par la foule. Fait tourner. Un certificat de folie. Une raison pour tout ces crevards de crier à la démence, priant pour une ordonnance ou une semaine de vacances chez les blouses blanches. Je me sens violée. On me vole mon camarade de jeu, mon petit guide, mon repère. Je l'ai créé dans un but précis, j'ai oublié lequel avec toutes ces conneries. Maintenant je le vois à peine. Il est trop occupé, sollicité de toutes parts par ces râclures. Alors que j'ai dû moi-même le volé quelque part. Je n'ai pas osé lui donner de visage. Et maintenant que sa mince silhouette s'efface, j'en crée d'autres. Je cherche des visages agréables, des voix qui me donnent envie d'écouter.
Dexterité Rudimentaire.
Que les deux nouveaux fassent un pas en avant.
Il ne perdra jamais ni sa place, ni son importance. J'essaie simplement de combler le vide causé par son absence, en attendant de le retrouver. Je ne sais pas exactement lequel de nous deux a prit la décision de s'éloigner en premier. Il me confie à d'autres, attendant l'heure de la réunion de famille. Je suis en train de m'en créer une belle. Je n'ai jamais été d'accord avec ceux qui disent qu'on ne choisit pas sa famille. Je suis en train de prouver le contraire, mais ça, je le garderais pour moi. C'est mon trésor personnel, ma petite jungle, mon autre côté du miroir, celui qui n'est visible que derrière mon reflet. Et là-bas je choisis de me débarrasser de ce qui me caractérise ici. Je n'ai plus de sexe défini, plus d'âge, de physique. Je suis ce que je décide d'être, je me définis le moins possible, pour éviter de ressembler à quelque chose. Ainsi je réduis les chances de detester tant mon apparence que ma personnalité. Je me décompose. Je ne suis plus quelqu'un, ni même quelque chose. Je change assez souvent pour éviter de me lasser. Certains diront que j'opte pour la facilité. Qu'il est bien plus facile de s'inventer une nouvelle vie, une existence entièrement contrôlée. Peut-être. Et alors ? Je n'ai jamais prétendu vouloir me lancer dans une aventure perilleuse. Bien sûr que je recherche la facilité, pourquoi souhaiterais-je me réfugier dans un endroit plus crasseux que la vie elle même ? Je vis ma vie dans ma tête. Pour me protéger. Pour me consoler. Je vis ma vie dans ma tête parce que là dedans au-moins, j'ai pas l'impression de mentir constamment. C'est reposant de ne pas avoir à prétendre sans arrêt. Jongler entre les émotions feintes et les mensonges debités à toute vitesse. C'est épuisant d'avoir à faire semblant quotidiennement.
Et puis surtout, je peux enfin être écoutée, entendue, comprise. Recolter un peu de compassion par ci par là, ainsi que des conseils même si au final, ils viennent de moi. Ici, je gêne. Chaque pensée exprimée m'attire des emmerdes. Je commence à avoir du mal à ressentir de l'affection pour les gens qui m'entourent. Je sens que je m'éloigne de plus en plus et je ne sais pas si je dois m'en réjouir ou bien m'en inquiéter.
J'ai bien peur d'avoir perdu quelque chose de très important en chemin. "
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Je suis complétement cassée, et en plus j'ai la crève, mais BORDEL, ce concert était le meilleur de ma vie. Déjà, leur premier concert m'avait totalement bluffée et convertie immédiatement. Mais alors là putain. Entre les pogos, les trips sur la drum n bass, mon premier et très agréable stage dive, les regards incessants lancés par le batteur, Rob, j'aurais pas pu rêver mieux. A la sortie du concert j'ai évidemment attendu le groupe pour les remercier et qui est sorti en premier ? Rob. J'étais assise par terre avec Mymy et un jeune homme rencontré pendant le concert, quand il est passé en me regardant. Je lui ai souris timidement, il m'a balancé un grand sourire ravi à la gueule et j'ai murmuré à l'adresse de Mymy "Bon bah voila il vient de passer et je viens de rater ma chance". Le temps qu'il réalise ce qui s'était passé, il se lève et m'entraine vers leur tour bus. Je salue Rob de loin pour le prevenir de notre arrivée et je commence à lui parler. Et là bien sûr une horde de fan s'est jetée sur lui et puis bon, je n'ai été qu'une groupie parmis tant d'autres. J'ai même fait signer ma place et prit une photo avec lui, c'est vous dire.
La preuve :
(De gauche à droite : Mymy, Moi-même, Rob et Bastien sans qui cette photo n'existerait même pas. Merci à lui, donc)
Même pas honte.
05 octobre 2007
Ladies and Gentlemen, show your appreciation for JONNYYYY SNIIIIPEEEEER.
On a encore visité un super appart, pile dans la rue où j'ai toujours voulu vivre.
Evidemment, on l'a pas eu.
Alors ce soir on va péter les plombs, on va se défouler, on va s'enerver, on va sauter partout.
Parce que ce soir, je retourne les voir.
Eux :
Ceux qui m'ont offert le plus beau concert de ma vie. Juste après ma courte discussion avec Charlie. Juste après mon deuxième concert de Fightstar en moins d'une semaine. La grosse cerise sur la putain de pièce montée. Et ce soir ça recommence, sur notre territoire. Et comme ça je pourrais comparer le public anglais et le public français. Quant au groupe j'espère qu'ils seront aussi déchaînés que lors de ce 20 Août. Et que durant la première partie, si première partie il y a, ils feront pareil, à savoir rester dans le public en attendant leur tour, au lieu de s'enfermer dans leur loge. Cette fois je n'oublierais pas d'aller leur glisser un mot.
J'ai hâte. C'est dans un peu plus de trois heures, je ferais bien de me preparer.
Et en musique.
04 octobre 2007
You make me fucking sick.
C'est avec une joie immense que je vous annonce l'arrivée triomphante (et prématurée) de l'AZERTY !!!
Mymy a eut la bonne idée de récuperer son clavier usb et ta-freaking-da, voila les accents. Alors certes, j'ai perdu l'habitude et je sais plus où les placer, certes j'écris à 0.255 à l'heure mais merde quoi, DES ACCENTS !!! Alors pour fêter ça je vais faire ramer vos jolies becanes avec un post illustré \o/.
Et là normalement, tout le monde m'aime. Ou alors j'ai pas très bien compris le fonctionnement de la vie. Whatev'.
Bref, j'commence à sentir une boule dans l'estomac qui annonce un discours orienté vers le "ma vie pue la merde". Ma tante est en taule. Mon chat est mort. On se fait jeter de partout pour les apparts. J'trouve pas de taff. J'ai AUCUNE idée de ce que je veux foutre de ma vie, alors que tout le monde autour de moi semble en avoir une idée précise (balèzes hein). J'suis pas foutue de pondre des textes satisfaisants, alors j'pedale joyeusement dans le couscous. Mon père est toujours persuadé que je vais reprendre le théâtre. J'ai décidé d'abandonner pour de bonnes raisons. Je ne dis pas pour autant que c'est definitif mais pour le moment il est hors de question que je remette les pieds sur scène parce que ça me fait trop mal. Quant à mon projet de suivre des etudes de lettres l'année prochaine, c'est juste histoire de faire des etudes. C'est le seul sujet qui pourrait eventuellement m'interesser. Eventuellement. Mon avenir professionnel je ne l'envisage même pas. Rien ne me tente. Rien du tout.
Et puis je ne supporte plus que l'on me pousse dans tous les sens, soi disant par amour, soi disant pour me "motiver". Ca me donne plus envie de me foutre trois mètres de terre sur la gueule qu'autre chose. Ah ouais et la solitude aussi commence serieusement à peser trop lourd. Heureusement que Mymy est là, mais il a ses propres problèmes aussi. Je ne peux pas me permettre de me laisser tomber en arrière sous pretexte qu'il sera là pour me rattraper. Il a autre chose à foutre, et puis ça n'arrangera pas mes problèmes. Je m'étais fait la promesse de ne pas parler de mon besoin d'affection, mais rien à branler. Ma dernière relation a duré un jour, parce que ça ne me convenait pas. La précedente remonte a plus d'un an, et n'avait duré qu'une semaine, pour les même raisons. Et comme je sors très peu, mes chances de rencontrer quelqu'un sont minces. Et de toutes façons je ne suis jamais satisfaite. Et il y a déjà quelqu'un dans ma tête, ça fait cinq ans maintenant. Et puis bon bref, voila. Ca saoule.
Et cette sale impression ne me quitte pas. Ca empire. Cette voix grinçante qui me répète que de toutes façons j'ai déjà fait trop d'erreurs. Que c'est foutu pour le reste. Je me suis trop cassé la gueule, et mes chances de réussir un jour sont anéanties. Ouais rien que ça. Ya des jours où j'ai presque envie de croire les connards qui m'assurent que j'ai fait la plus grosse connerie de ma vie en quittant le lycée, croyant que je pourrais quand même réussir par mes propres moyens. Si j'avais passé mon bac, peut-être que j'aurais plus de possibilités. Ouais, mais à quoi ça aurait servi puisque de toutes façons rien ne m'interesse. Ni ce qui est à ma portée, ni ce que je ne pourrais jamais effleurer. Alors au final, ça change rien.
J'peux pas m'empêcher de penser à mon avenir, malgré tout ça, et ça me fout une trouille pas possible. J'ai pas peur de l'echec, j'y suis habituée. C'est la douleur qui m'inquiète. Et toutes les repercussions sympas qui viennent dans ces moment là. Et après, j'suis sensée faire quoi ? Admettons que je foire tout, que je sois pas capable de "gagner ma vie", que je n'atteigne absolument aucun de mes objectifs. Admettons que j'en arrive là. J'ferais quoi hein ? Pour ne pas avoir à devoir répondre à cette question un jour, va bien falloir que je continue. Que j'essaye, encore, encore, toujours. Vingt ans et déjà lassée de reessayer sans arrêt. Sans cesse tout reprendre à zéro, pour me vautrer encore. J'dis n'importe quoi, j'sais plus écrire, pi j'me remets à radoter. Parce que ma vie tourne en rond, j'ai plus rien à dire. J'passe mon temps à essayer de trouver de nouveaux mots, pour les même situations.
A Londres, j'ai cru un instant avoir grandis, avoir évolué. Depuis mon retour ici j'y crois plus une seconde. J'en suis toujours au même stade. Inutile de se demander pourquoi ma mère me traite toujours comme ça. Parce que j'agis toujours comme une gamine. J'sais pas si c'est le fait de vivre à nouveau avec elle ou si c'est parce que rien n'a jamais changé. Quoiqu'il en soit, ça m'aide pas de me sentir sous-estimée chaque putain de seconde que je passe avec elle. J'agis peut-être comme une attardée parce que je sais ce qui se passe quand on parle serieusement. Trop habituée à me voir glander comme une merde, elle réagit par automatisme sans même se demander si, par hasard, je n'aurais pas fait quelque chose de différent aujourd'hui. Avant même de me demander ce que j'ai fait, elle me reproche de n'avoir rien fait. Allo maman bobo, ça marche plus, le bureau des plaintes a definitivement fermé ses portes. A l'heure où j'aimerais le plus retrouver non pas une mère, mais bel et bien une Maman. Des encouragements plutôt que des coups dans la gueule. Metaphoriquement parlant, bien sûr. Ma mère n'est pas un monstre, elle manque seulement de delicatesse dans ses propos, parfois. Pourtant je l'aime et j'aimerais ne pas avoir à la detester, même quand ça ne dure que quelques secondes. Ce n'est d'ailleurs pas elle que je deteste dans ces moments là, mais son manque de tact et de comprehension. C'est pas comme si je ne lui avais jamais dis ce qui déconnait, j'fais que ça. Les parents ont tendance à developper une certaine forme de surdité lorsque leurs gosses commencent à leur reprocher des choses.
J'voudrais que les gens ferment leurs gueules et ouvrent graaaaand leurs oreilles, le temps pour moi de leur expliquer deux trois trucs à mon sujet. Des choses qu'ils ignorent parce qu'ils ne veulent rien savoir. Ne compte à leurs yeux que leur propre vision des choses, et peu importe si ça colle pas, ça fait joli dans leur monde. J'voudrais que ceux qui disent eux même être mes "amis", voire même attention, "tenir à moi", m'écoutent. Attentivement. Et ils verront que je ne suis ABSOLUMENT PAS celle qu'ils croient, qu'ils veulent, que je soit. Je fais partie de ceux qui sont toujours là pour les autres, mais qui ont rarement quelqu'un sur qui compter en cas de coup dur. Je ne blame pas la terre entière, j'ai ma part de responsabilité, parce qu'un jour j'ai choisis de fermer ma gueule. Et les gens s'y sont habitués. Ils ont prit l'habitude de ne pas s'inquieter, et ignorent desormais royalement mes signaux d'appel. Alors bon, tant pis hein, j'continue seule. Et puis Mymy n'est pas loin. Et je n'ai pas finis de rencontrer des gens. Qui sait sur qui je vais tomber.
Allez j'vais aller pleurer dans un coin et me scarifier avec une enveloppe. Nan ça en revanche c'est faux. J'aime pas me plaindre comme ça, mais fallait que ça (res)sorte. J'me sens toujours con quand je déprime, j'ai toujours honte d'avoir mal. Et surtout, d'être incapable de sublimer. De canaliser toutes ces emotions pour en faire un truc sympa. Utiliser ça de manière intelligente. Nan, à la place j'en fais un super post pour mon blog han la la. Ouais nan j'assume pas non plus totalement le fait d'avoir un blog, et alors ?
J'vais essayer d'écrire mais j'crois que j'vais finir avec les touches du clavier incrustée dans le front à force de me taper la tête dessus.
Heureusement, ya lui dans mes oreilles. 
(J'avais parlé d'un post illustré hein ? Bon. Bah voila.)
03 octobre 2007
It's hard to live your life right when you've got demons in your ears.
~ We're great, yeah we're fine.
But sometimes I still feel like flying,
if you know what I mean. ~
Bon bah a l'ouest, rien de nouveau et de l'autre cote non plus.
Et sans deconner, le Qwerty, CA M'GONFLE. J'fais des textes indecodables, les accents ca compte vachement en fait. Mais tout ca changera lorsque nous serons installes dans notre nid douillet et que nous aurons notre connexion. Je pourrais donc connecter mon autre PC de bureau, Francais, lui. Et je vous ferais des posts tout beaux tout propres pleins d'accents et de jolies choses vous verrez.
Sinon, mon bouquin n'avance pas, j'ecris plus, par flemme.
Oh et euh HAHA j'peux encore jouer ma grosse fan integriste, j'ai recu ce matin l'edition limitee du premier single extrait du dernier album de Fightstar + deux vinyls + des badges et attention, un stickeeer. Ouais. Maintenant il me reste plus qu'a me trouver une platine vinyl \o/. De toutes facons ca c'etait dans mes projets alors c'est pas tres tres grave, j'me sens moins conne comme ca. J'ai envie de m'acheter plein de vinyls. Ouais. Surtout des Doors.
Et puis ma vie est chiante a en mourir j'ai que dalle a dire, d'ou l'absence de posts.
Et de lecteurs.
\o/
Pi ya des gens sinon, j'les croiserais, j'leur balancerait une belle droite dans la gueule, et j'deconne meme pas attention j'suis dangereuse faut pas m'chercher. Ya du royal foutage de gueule au menu d'la vie ces jours ci, et j'digere mal. Et si il y a bien une chose que je hais, c'est avoir des problemes de digestion, alors evidemment. Donc, hop, une golden, et ca repart.






